La réinstallation

La réinstallation consiste à sélectionner et à transférer des réfugiés d’un pays où ils ont cherché une protection vers un pays tiers qui a, au préalable, marqué son accord pour leur octroyer un droit de séjour durable. Cette mesure offre une solution aux personnes qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine mais ne peuvent pas non plus bénéficier d’une protection suffisante ou de perspectives d’intégration locale dans le pays de premier accueil.

Un complément à l’asile

La réinstallation est totalement complémentaire à la procédure d’asile nationale. En s’investissant dans le domaine de la réinstallation sur son territoire, la Belgique œuvre à une politique intégrée de protection internationale. D’une part, elle peut accorder, par le biais de la procédure d’asile nationale, une protection aux demandeurs d’asile qui se présentent spontanément dans notre pays, et d’autre part, elle peut accorder une protection aux réfugiés les plus vulnérables de par le monde grâce à la procédure de réinstallation.

Depuis 2009, la Belgique a régulièrement mis en œuvre des opérations de réinstallation, en collaboration avec l’UNHCR et l’Union européenne. À partir de 2013, la Belgique s’est dotée d'un programme structurel de réinstallation et s'engage à accueillir chaque année un contingent de réfugiés vulnérables.

En 2013, la Belgique a réinstallé 100 réfugiés. Le focus des missions et des sélections était l’Afrique des Grands Lacs ainsi que les personnes particulièrement vulnérables de toute région du monde. 

En 2014, la Belgique a réinstallé 100 réfugiés sur son territoire : 75 Syriens ayant fui le conflit en Syrie ainsi que 25 Congolais de la région des Grands Lacs.

En 2015, la Belgique a réinstallé 300 réfugiés : 225 réfugiés syriens (depuis le Liban) et 75 réfugiés congolais de la région des Grands Lacs. 

En 2016, la Belgique a pour but de réinstaller 550 réfugiés, dont une grande majorité de Syriens.