La réinstallation

La réinstallation consiste à sélectionner et à transférer des réfugiés d’un pays où ils ont cherché une protection vers un pays tiers qui a, au préalable, marqué son accord pour leur octroyer un droit de séjour durable. Cette mesure offre une solution aux personnes qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine mais ne peuvent pas non plus bénéficier d’une protection suffisante ou de perspectives d’intégration locale dans le pays de premier accueil.

Un complément à l’asile

La réinstallation est totalement complémentaire à la procédure d’asile nationale. En s’investissant dans le domaine de la réinstallation sur son territoire, la Belgique œuvre à une politique intégrée de protection internationale. D’une part, elle peut accorder, par le biais de la procédure d’asile nationale, une protection aux demandeurs d’asile qui se présentent spontanément dans notre pays, et d’autre part, elle peut accorder une protection aux réfugiés les plus vulnérables de par le monde grâce à la procédure de réinstallation.

De 2013 à aujourd'hui

Depuis 2009, la Belgique a régulièrement mis en œuvre des opérations de réinstallation, en collaboration avec l’UNHCR et l’Union européenne.

À partir de 2013, la Belgique s’est dotée d'un programme structurel de réinstallation et s'engage à accueillir chaque année un contingent de réfugiés vulnérables. Depuis cette date, 1.226 réfugiés ont été réinstallés en Belgique, parmi lesquels 1.028 réfugiés syriens.

  • 2013 : 100 réfugiés, dont une grande majorité de Burundais et de Congolais réfugiés dans des camps en Tanzanie et au Burundi ;
  • 2014 : 34 réfugiés (des Syriens réfugiés en Turquie) ;
  • 2015 : 276 réfugiés, dont une majorité de Syriens réfugiés au Liban et des Congolais réfugiés au Burundi ;
  • 2016 : 452 réfugiés, dont une grande majorité de Syriens réfugiés au Liban et en Turquie. 
  • 2017 (jusqu'au 22 mai) : 364 Syriens réfugiés en Turquie, au Liban et en Jordanie.