L’accompagnement

Le retour volontaire fait l’objet d’une double approche: une approche proactive centrée sur les demandeurs d’asile et appliquée sous la forme d’un trajet de retour, et une approche générale destinée à un public plus large. L’information et l’accompagnement est le rôle des conseillers en retour.

Une approche proactive : le trajet de retour pour les demandeurs d’asile

Le trajet de retour se déroule comme suit :

  • Au moment de sa demande d’asile à l’Office des Étrangers, le migrant reçoit une première fois l’information sur le retour volontaire sous la forme d'une brochure.
  • Si sa demande d’asile est rejetée, il reçoit un ordre de quitter le territoire, accompagné d’une seconde brochure informative sur le retour volontaire.
  • Le migrant se voit alors attribuer une place de retour et un accompagnement en vue d’un retour volontaire. Les places de retour ouvertes se situent dans des centres d’accueil gérés par Fedasil.
  • Le migrant peut y séjourner 30 jours afin d'y préparer son retour éventuel. L’encadrement y est assuré par un conseiller en retour de Fedasil, avec la participation d’un agent de l’Office des Étrangers. 

L’approche proactive a été élargie à la catégorie des familles en séjour irrégulier, par la création d’un centre ouvert de retour situé à Holsbeek et géré par l’Office des Étrangers (avec la collaboration de Fedasil), actif de 2013 à 2015.

Une approche générale

Pour toutes les personnes qui se trouvent en dehors du trajet de retour, le retour volontaire doit rester le plus accessible possible, et c’est ici qu’intervient le large réseau des guichets retour de Fedasil et des partenaires de retour.

D'un autre côté, le projet d’aide et de sensibilisation au retour de l’Office des Étrangers, le projet SEFOR, s’occupe de suivre les étrangers qui reçoivent un ordre de quitter le territoire mais qui restent en dehors des structures d’accueil, et de les sensibiliser au retour volontaire.

Les conseillers en retour de Fedasil

Les conseillers en retour de Fedasil travaillent dans les centres d’accueil, dans les guichets retour et soutiennent les initiatives locales d’accueil (ILA). Un conseiller en retour se charge d’informer le migrant, d’enregistrer et d’évaluer sa demande, d’organiser le retour proprement dit en collaboration avec l’OIM, et en évaluant les possibilités de réintégration dans son pays d’origine. Son rôle est donc d’ôter tout obstacle entre la décision volontaire et le départ effectif. Cependant, l’obtention des documents de voyage reste à charge du migrant.

Les conseillers ont le devoir de partager leur expertise avec les différents partenaires amenés à parler du retour volontaire. C’est dans ce but que des formations orientées retour volontaire ont été créées à destination des ILA, des CPAS et des différents collaborateurs. Elles visent à faciliter la discussion sur le retour et à évaluer les meilleures façons d’aborder le sujet auprès des migrants.